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mercredi 26 février 2014

Mariage pour tous.





Avertissement : Comme leurs noms l’indiquent, tous les personnages de ce texte de fiction sont fictifs. Si les événements décrits dans cette page semblent plus vrais que nature, c’est parce qu’ils le sont : dans la réalité, tout est moins simple. Cela dit, même lorsqu’elles ne sont pas délibérées, les ressemblances avec des personnes ou des événements réels sont, probablement, inévitables.


Mamadou Bonobo

Monsieur de Bornay consentez-vous à prendre pour épouse monsieur Mamadou Bonobo ?

-Non.

Que dites-vous ? !

Je dis non !

Voyons... réfléchissez : vous ne pouvez pas dire non maintenant ! On n’interrompt pas un mariage civil sans raison sérieuse. Vous faites perdre un temps précieux à un officier d’état civil membre du PS, de la LDH et du MRAP. Vous bafouez les valeurs de la République ! C’est extrêmement grave !

Mais je ne suis pas volontaire pour être ici ! Des officiers de la B.A.R. ( Brigade anti-raciste) de Nanterre sont venus me chercher à mon domicile et m’ont emmené jusqu’ici sous escorte ! Voyez : ils sont à la porte et me surveillent !

Certes. Mais si vous aviez fait preuve de bonne volonté, nous n’en serions jamais arrivés là.

Mais je ne veux pas me marier !

Attendez, je reprends votre dossier... Voyons... Vous dites ne pas vouloir vous marier, mais vous êtes inscrit sur Meetic.fr !

Je me suis inscrit voici sept mois. Maintenant, j’ai changé d’avis.

Eh bien, peut-on savoir les raisons de ce revirement ?

Euh, disons que le courant n’est pas passé avec Mamadou... J’ai quand même le droit de choisir mon épouse !

Certes, c’est un droit légitime. Pendant les siècles où régnait l’obscurantisme religieux, les mariages forcés étaient monnaie courante. Heureusement, la République, le Front de Gauche,la LDH et le Mrap ont mis fin à ces pratiques rétrogrades. C’est un réel progrès pour l’Humanité.

Alors je ne vois pas où est le problème ! Je ne veux pas me marier avec Mamadou !

Ce n’est pas si simple, car monsieur Bonobo, lui aussi, a des droits, des doigts de l’ôm comme il dit. Il a répondu positivement à votre demande sur meetic.fr. Vous devez donc présenter des arguments valables pour rejeter sa candidature. Si je reprends votre dossier, je vois qu’il correspond en tout point aux critères que vous aviez précisés dans votre annonce : personne affectueuse, aimant la lecture, la nature et les enfants. Vous avez le bon profil, monsieur Bonobo ?


Oh oui, monsieur le maiwe. J’appwends à liwe dans une classe de soutien et j’aime ça ! Et la natuwe, je connais bien : j’ai vécu dedans les arbwes depuis ma naissance ! Et tous les hommes de mon village disent que je suis affectueux ! Et j’adowe les enfants sutout les petits gaçons !

Vous voyez, monsieur de Bornay tous les critères de l’annonce sont satisfaits !

Ils ne sont pas complets. J’avais été plus précis dans ma description.

Stop ! Je vous interromps avant que vous ne commettiez l’irréparable en prononçant l’indicible ! La loi initiée par Jean-Loup Branloo et les Gay-sots Labius et Coupé, sinistres de la Collusion sociale est claire : dans le but de lutter contre les discriminations, il est interdit de faire mention de l’âge, du sexe, de la nationalité, du genre et bien évidemment de l’origine ethnique. Tout détail concernant la morphologie corporelle ou la santé est également proscrit.

Oui, bien sûr. Mais je conserve quand même ma liberté de choix !

Certes. Cependant, je dois vous rappeler qu’une autre loi,à l’initiative du président du soviet suprême Jean Crétin Méchancon dite de lutte contre l’exclusion, autorise toute personne subissant une pratique discriminatoire dans les domaines de l’emploi, du logement ou des loisirs, à porter plainte auprès du Procureur de la République. C’est alors à l’accusé d’apporter la preuve qu’il avait de sérieuses raisons d’opposer un refus au plaignant. Un amendement récent à l’initiative du MRAP ( Mouvement pour le Respect et l’Allégeance aux Pédérastes)  a élargi le domaine d’application de la loi au cas du mariage. Monsieur Bonobo a déposé une plainte contre vous. Vous devez exposer les raisons qui motivent votre refus.

...Silence de maure….

Le mandat de maire socialiste et de commissaire politique me donne également le pouvoir d’un officier de police judiciaire. Si vous refusez de parler, je demanderai aux deux représentants de la B.A.R. ici présents de vous interpeller. Je vous somme de répondre !

Je ne le trouve pas à mon goût

Quoi ? ! Vous n’aimez pas les traits de son visage, ni sa couleur de peau ? Faites attention à votre réponse. Tout ce que vous direz sera retenu contre vous.

Non, non. Je n’ai rien contre son visage ou sa couleur de peau.

Vous n’êtes pas rebuté par son physique, j’espère ?

Euh, non.

Alors, quoi ? Répondez !

Eh bien, disons que c’est d’un point de vue intellectuel... Oui, c’est ça : ce n’est pas physique, c’est intellectuel !

Vous le trouvez intellectuellement inférieur ? Vous estimez ce pauvre garçon issue d’un milieu défavorisé indigne de vous parce qu’il n’a pas eu la chance d’aller à l’école pendant son enfance ?

Non, non ! Ce n’est pas ce que je veux dire ! C’est sa personnalité qui ne me convient pas. Euh, nous n’avons pas les mêmes goûts, voilà ! Les goûts et les couleurs, ça ne se discutent pas !

Ha, ha... Vous avouez : c’est une question de couleur !

Ce n’est pas ce que j’ai dit ! Vous déformez mes propos !

Maintenant, ci-devant Bornay écoutez-moi bien. La République populaire de France a été patiente avec vous, mais il y a des limites. Si vous croyez que nous plaisantons, je vais vous raconter une histoire édifiante. La semaine dernière, un ignoble individu aux tendances d’extrême droite s’est trouvé dans le même cas que vous. Une agence matrimoniale lui avait déniché le conjoint idéal : un jeune artiste du NPA tendre et attentionné, plein d’humour, séropositif. Le suspect ne voulait pas se marier avec ce jeune esthète, invoquant tout comme vous des prétextes fallacieux. Nous l’avons interrogé, démocratiquement, et il a fini par avouer les raisons de son refus : il ne voulait pas épouser un homme, qui plus est séropositif ! L’affaire a été vite réglée : dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate, il a été condamné pour homophobie à deux ans de prison ferme et cinq ans de mise à l’épreuve avec port d’un bracelet électronique et privations de droits civiques. Dans votre cas, s’agissant de racisme, la loi des camarades députés P. Mesrats,  Mouloud-Raounitte Leffourbe et Cricri Alarue doublera la peine. Vous savez, ça ne m’amuse pas de faire condamner les gens. Dans la société évoluée qui est la nôtre, je préfère la persuasion à la répression... Mais je vois votre témoin commis d’office qui demande la parole. Allez-y, monsieur, nous vous écoutons.

Merci monsieur le maire. En tant que témoin, je voudrais apporter mon témoignage, ce qui est bien naturel. Je suis marié depuis cinq ans avec un homme d’origine africaine - je sais, je n’ai pas le droit de citer son origine, mais c’est pour la bonne cause. Tout se passe bien. Nous sommes heureux ensemble. Nous sommes comme tous les autres couples : il n’y a pas de différence.

Ah, vous voyez ! Tous les hommes sont égaux ! Epouser celui-ci ou un autre, quelle est la différence ?

Mais je n’ai pas envie de me marier avec lui !

Vous êtes puéril ! Un vrai gamin ! Je n’ai pas envie, je n’ai pas envie... Avec des raisonnements pareils, ni la Turquie, ni la Tunisie, ni le Maroc, ni l’Egypte et l’Algérie, ni la Côte d’Ivoire et le Cameroun n’auraient jamais pu adhérer à l’Union européenne. Le « non » l’aurait emporté contre le sens de l’Histoire. Heureusement que tous les citoyens ne sont pas comme vous ! Heureusement qu’ils réfléchissent en termes de critères objectifs d’admissibilité et sans préjugés raciaux.
Et surtout, heureusement que nous sommes là, nous les zélus, pour leur montrer la voie. Votre demande est donc irrecevable. Monsieur de Bornay et Mamadou Bonobo, je vous déclare unis devant la République démocratique et populaire de France. Monsieur Bonobo, puisque tel est désormais votre nom, je vous laisse ma carte. J’exerce subséquemment en plus et en effet la profession d’avocat membre du SAF, du MRAP et de la LDH. Le divorce à l’amiable est un grand progrès de notre société : autant en profiter ! Monsieur Bonobo m’a déjà parlé de votre penchant hétérosexuel et il souhaite se mettre à l’abri de la menace que vous représentez pour son équilibre. Attendu que vous êtes le fautif, attendu que votre attitude résulte de l’appartenance vraie ou supposée de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, vous vous en sortirez avec une pension alimentaire égale aux trois quarts de vos revenus, la résidence principale restant évidemment à votre futur ex-époux Avez-vous quelque chose à ajouter ?
...

Ingrat ! Vous pourriez au moins remercier la République pour les bienfaits qu’elle vous accorde. Affaire suivante ! Euh... je veux dire... mariage suivant ! 

samedi 3 août 2013

Le Maroc, paradis pour pédophiles.






La police anti-émeute marocaine a dispersé vendredi soir à Rabat une manifestation rassemblant plusieurs centaines de personnes qui protestaient contre la grâce accordée par le roi Mohamed VI à la demande du roi d’Espagne Juan Carlos à un sodomite ressortissant espagnol condamné à 30 ans de prison pour des actes de pédophilie.


Daniel Galvan Vina pédophile.
Daniel, de son nom complet Daniel Galvan Viña (également appelé Daniel Fino Galvan par la presse marocaine), est un pédéraste retraité irakien d'origine naturalisé espagnol de 63 ans, condamné en septembre 2011 à 30 années de réclusion pour avoir violé 11 mineurs, âgés de 4 à 15 ans. Oui ; vous avez bien lu des enfants de 4 ans !
« L'état défend et protège le viol des enfants marocains. La dignité des Marocains est bafouée », s’indignait l’un des manifestants. Des dizaines de personnes ont été blessées, dont des journalistes et des photographes. « C'est une répression tout à fait disproportionnée. Il n'y a qu'une seule explication, c'est que l'Etat n'a aucune explication », a estimé Fouad Abdelmoumni, un économiste présent. « Au Maroc on préfère libérer les pédophiles et tabasser les journalistes », s’emporte pour sa part la journaliste Kerima Mendes.
Selon une enquête du journal marocain Lakome et du journal espagnol El Pais, la grâce octroyée à Daniel Galvàn par le roi du Maroc pourrait s’expliquer par le fait que Galvàn est un espion et qu’il a été libéré à la demande pressante des services de renseignement espagnol.
Tentant d’expliquer le geste du roi, le ministre de la justice marocain, Mustapha Ramid, a assuré dans un communiqué que Galván avait été libéré pour des « raisons d’intérêt national ».
Selon son avocat, Galvàn lui a dit être un officier de l’armée irakienne qui avait collaboré avec les services étrangers pour renverser Saddam Hussein. El País n’a trouvé aucune trace de lui au département des sciences océaniques de l’université de Murcie, où il prétendait avoir été professeur.
La thèse est donc que Galván est en réalité un Irakien exfiltré en Espagne vers 2003, au moment de l’invasion de l’Irak à laquelle a participé l’Espagne de José Maria Aznar. Il aurait reçu une nouvelle identité en échange des services de renseignements fournis et se serait par la suite installé au Maroc.
« L’attitude du pédophile telle qu’elle ressort du dossier d’instruction est justement celle d’un homme qui commettait ses crimes sans craintes des conséquences, comme s’il bénéficiait d’une protection particulière », note Lakome.


Le Maroc a été confronté à plusieurs affaires de pédophilie au cours des derniers mois. En juin, un Britannique soupçonné de pédophilie a été interpellé à Tétouan (nord).  Le dernier en date est celui de Yvon Guillaume Albert Calvez , un journaliste français âgé d’une soixantaine d’années, reconnu coupable en mai dernier de pédophilie au Maroc il fuyait déjà la France où il risquait déjà des poursuites pour pédophilie. L’affaire remonte à 2010 lorsque la grand-mère d’une petite fille âgée de moins de 7 ans va voir la police pour dénoncer un viol. Au cours de l’enquête, il s’avèrera alors que l’homme dirigeait un réseau de pédophilie depuis sa résidence à Casablanca, avec l’aide de deux jeunes femmes marocaines qui travaillaient pour lui comme femmes de ménage.

Lire ici à propos de l'affaire déclenchée par monsieur Ferry.

En réalité, celles-ci lui fournissaient régulièrement des fillettes âgées de 10 ans en moyenne. Certains viols étaient même filmés. Il sera finalement condamné, en mai 2013, à 12 ans de prison et 60 000 dirhams d’amende. Un peu plus tôt, c’est une affaire d’une plus grande envergure qui faisant la une des journaux. Si la justice marocaine a été plutôt sévère avec Calvez Yvon Guillaume Albert, qui purge actuellement sa peine au Maroc, ce n’est pas le cas pour tout le monde.
Jacques-Henri Soumère, patron de l’opéra de Massy et ancien directeur du théâtre Mogador à Paris, avait, en 2006, été surpris en flagrant délit de pédophilie avec deux jeunes garçons mineurs à Marrakech. Des cassettes pornographiques avaient également été saisies par la police marocaine sur les lieux. Le tribunal de première instance de la ville ocre avait pourtant été très clément avec lui.
Le « flagrant délit » avéré en premier lieu, a vite été remis en question et le Français, reconnu coupable d’homosexualité seulement, n’a, en effet, écopé que de quatre mois de prison avec sursis et 500 dirhams d’amende. L’un des deux garçons, retrouvés chez lui lors de l’intervention de la police, était pourtant un lycéen de 16 ans. Dans le procès verbal de la police, il racontait avoir pris contact avec Soumère sur internet.  Soumère, lui, soutenait que « la victime lui avait rendu visite pour un entretien d’embauche ». L’affaire a vite été enterrée par la justice marocaine pour que Soumère reparte chez lu, les mains libres, en France. 
Philippe Servaty, alias le pornographe d’Agadir, avait lui aussi bénéficié d’un traitement de faveur de la part de la justice. L’ex-journaliste belge, âgé aujourd’hui de 48 ans, venaient fréquemment au Maroc entre 2001 et 2004. A Agadir notamment, il abordait souvent des adolescentes issues de milieux très pauvres et leur promettait une vie meilleure. Il arrivait facilement à les convaincre de se laisser prendre en photo nues, dans des positions choquantes, voire dégradantes, avant de diffuser les images sur le web.
Certaines photos et vidéos se sont même retrouvées en vente chez des vendeurs de Dvds et de cédéroms. L’une des filles filmées est alors reconnue. Déshonorée, elle décide de porter plainte. Elle est les autres filles identifiées par la police sont rapidement arrêtées et placées derrière les barreaux pour « incitation à des relations sexuelles hors mariages ».
Philippe Servaty, lui, n’a été jugé qu’en février dernier, en Belgique. Il a été reconnu coupable, par le tribunal correctionnel de Bruxelles, de « débauche ou prostitution de mineur, traitement dégradant et exposition et distribution d'images pornographiques ». « Il est facile de venir au Maroc avec un statut d’occidental bourgeois et un pouvoir d’achat élevé pour séduire, tromper ou abuser des jeunes filles qui, selon Philippe Servaty lui-même, vivent dans une précarité affective et sociale », regrettait alors Maitre Isa Gultaslar, l’avocat des parties civiles. Finalement la justice belge le fera condamner à 18 mois de prison seulement avec sursis. 
Une justice lente, des verdicts surprenants par leur clémence, des interventions politiques, des fuites organisées a trop souvent donné l'impression que la pédophilie au Maroc était tolérée ou excusée quand l'auteur était étranger. Si une lueur d'espoir avait été donnée avec le verdict historique dans l'affaire du pédophile de Kenitra, la grâce royale est venue souffler cette fragile flamme de bougie.